Reconstruction d'une vie
Juliette par Cetinsi
mardi 16 mars 2010
Par julieta,
mardi 16 mars 2010 à 14:18 :: Reconstruction d'une vie
Début août je m'étais fixé mes nouvelles règles de vie, ça n'a pas tenu une semaine.
Je sais que c'est à moi de me guérir toute seule.
Alors je me recadre et je retente.
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lundi 15 mars 2010
Par julieta,
lundi 15 mars 2010 à 23:32 :: Reconstruction d'une vie
J'ai bu deux tiers de la bouteille de Bourgogne.
J'ai envoyé un texto à mon amant : "Tu m'aimes plus?" au moment même où il m'appelait.
J'ai essayé d'appeler Klimrod pour savoir ce qu'il avait à me dire, je suis encore tombée sur sa messagerie.
J'ai essayé d'appeler Ys, pour savoir s'il avait quelque chose à me dire, je suis tombée sur sa messagerie de merde, comme d'hab'.
J'ai demandé à mon amant de venir me sauter demain soir parce que je suis chaude comme la braise. Il m'a répondu que ses parents s'étaient invités pour l'apéro, ça change, les autres fois c'est lui qui va manger chez eux.
Demain je vais devoir aller bosser, comme d'hab', mais je ne sais pas dans quel état ni dans quel état d'esprit, j'ai un peu envie de tout envoyer balader.
Je ne comprends plus bien le sens de la nécessité sachant que mon compte en banque est déjà vide alors que je travaille comme une brute depuis août.
Je ne comprends plus bien le sens de ma vie quand les seules choses qui ont de l'importance pour moi sont celles qui me sont refusées.
Quel est le sens de cette vaste fumisterie?
Ma meilleure solution n'est-elle pas de me saouler comme j'avais pris l'habitude de le faire l'année dernière quand j'ai été au plus bas?
Qui est capable de réparer les blessures de mon corps, les blessures de mon âme quand les gens que j'aimais le plus ont méticuleusement fracassé ce qui était le plus beau en moi?
Comment trouver l'oubli de mes erreurs et de mes meurtrissures dans un univers où l'agression gratuite, l'insulte et le crachat sont la seule monnaie en voie de circulation?
Comment trouver une espèce d'équilibre dans un monde où tout va trop vite, mais sans jamais creuser, sans chercher à aller au delà de l'apparence?
J'ai décidé d'adopter le look punk pour crier l'impasse devant laquelle je me trouve, comment poursuivre cette vaste supercherie dans un univers de fric, de faux semblants, de je suis au dessus de toi car quand je parle tu te tais : tais toi. Je ne peux, je ne veux plus revêtir ce vêtement trop étroit du mensonge, de la fausseté, de la gentillesse simulée. Non, celui qui m'a fait du mal doit désormais payer sa dette, j'ai épuisé mon stock de stupide gentillesse moi aussi je peux me montrer aussi monstrueuse que ces figures de cire qui me font face. Un coup de briquet et tout cela fondra et s'effacera. Moi je veux retourner à mon monde de nounours, à mes rêves d'enfant que personne, non personne ne pourra effacer, ni cette ordure de Benoît, ni ce menteur de Ys, ni ce trop jeune caviste. Je ne vendrai pas mon âme au diable pour un amour et un repos qui ne sont inscrits nulle part dans mon curriculum vitae, pourquoi troquer la plus belle partie de moi contre une chose qui va me glisser entre les doigts? Ma plus sublime force est entre mes mains, pas une force à gaspiller, non, une force à travailler, avec les pieds et les poings, les ongles et les dents et quand face à moi j'aurai enfin quelqu'un qui n'aura plus l'envie de me réduire à néant peut-être que je pourrai cesser de presser le glaive contre sa carotide. Mais tant que ce jour là n'est pas venu, je porterai les coups en premier, des coups directs et correctement dirigés pour anéantir vite et efficacement celui qui attente aux fondations de mon existence. Quand bien même je suis un être profondément malade, je suis avant tout un être, plus doué que le commun des mortels et cette force en fait toute ma fragilité et toute ma douleur annihile en moi l'espoir de pouvoir user de ce pouvoir qui est ancré si profondément dans mes tripes.
Je voudrais hurler, hurler tout ce qui fait si mal au fond de mes poumons et ensuite recommencer à écrire à peindre et à dessiner, à devenir celle qui pousse au fond de moi mais qui ne trouve jamais le terreau au PH basique capable de nourrir la fragile bouture.
Oui, je sais, tout est entre mes mains, mon début, mon avenir, mon finir, tout, tout est entre mes mains mais je n'ai pas encore trouvé le chemin qui mène à ce que je suis à ce que je sais pouvoir être un jour, peut-être dans cette vie ici-bas. Je suis là uniquement pour faire le triste constat que je vieillis mais que rien dans ma vie n'a changé.
Je suis et je demeure l'écorchée vive et ma douleur ne me transcende pas, elle ne fait que tuer les bourgeons de ma rédemption.
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Par julieta,
lundi 15 mars 2010 à 20:10 :: Psychothérapie
Ce week-end a été si horrible qu'à un moment j'ai inventé la source mère de mon état.
J'ai imaginé que ma mère était enceinte de jumelles et qu'elle en avait perdu une.
Et que cette jumelle n'était pas mon double mais bien ma moitié.
Et que si je suis en morceaux, c'est parce qu'il me manque cette soeur qui elle ne m'aurait jamais quitté et qui jamais n'aurait cessé de m'aimer et avec laquelle j'aurais eu cette relation fusionnelle qui est interdite dans la vraie vie.
Je sais que cela est faux, je pense que si je posais la question à ma mère là elle saurait à quel point je suis folle à lier.
- C'est dans la relation amoureuse que vous trouvez votre raison de vivre.
- Mais moi je ne veux plus être amoureuse de personne, ça me fait trop souffrir. Je ne pourrai jamais être aimée tant que je ne serai pas réparée.
Silence. En larmes :
- Pourquoi les gens arrivent à vivre et pas moi?
- A votre avis pourquoi?
- Parce qu'ils vivent sans se poser de questions alors que moi je passe mon temps recroquevillée sur moi à regarder mon nombril.
- C'est normal que vous vous comportiez comme ça parce que vous souffrez.
- Je suis comme je suis parce que c'est mon caractère ou parce que je suis malade?
- C'est une maladie qui touche le caractère.
- Alors je suis comme je suis parce que ma maladie a forgé mon caractère comme ça?
- Oui.
- Comment je peux trouver le début d'une solution? J'ai l'impression que cette psychothérapie ne m'aide pas.
- C'est difficile parce qu'il n'existe aucune réponse absolue à toutes vos questions.
- Qu'est-ce que je dois faire?
- Laisser la vie s'exprimer, et que ça devienne quelque chose d'automatique à laquelle vous n'auriez plus à penser.
- Vivre, c'est-à-dire? Prendre du plaisir?
- Oui, prendre du plaisir, faire les choses qui vont font du bien.
En rentrant je me suis arrêtée au Daily Monop' et j'ai acheté une bouteille de Bourgogne et ce soir je vais me faire plaisir en le buvant puisque personne n'a envie de me voir ni de me parler.
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samedi 13 mars 2010
Par julieta,
samedi 13 mars 2010 à 18:00 :: Quotidien
Douleur -> silence
Larmes -> silence
Solitude -> silence
Angoisse -> silence
Je -> rien
Rien -> silence
Je -> rien -> silence
Alcool -> alcool
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vendredi 12 mars 2010
Par julieta,
vendredi 12 mars 2010 à 19:12 :: Quotidien
Ca y est, le week-end est là, ce soir je suis toute seule, demain je suis toute seule, dimanche je suis toute seule.
Je pense que c'est ce qu'on appelle la vie en solo.
Ma vie ressemble à un bocal avec un poisson rouge à l'intérieur, sans eau, crevé.
Les années ont passé, j'ai vieilli mais jamais je n'ai eu droit à ce que je méritais au moins un peu.
Je nourris mes pleurs nocturnes avec les critiques, les agressions, les pressions qui sont mon lot quotidien.
Je sais désormais que lorsque je déciderai de me tuer, ce sera en me jetant par le balcon. Car impossible de changer d'avis entre le septième étage et le rez-de-chaussée.
Je me dis que je n'en suis quelquefois pas très loin, mais la vie demeure à chaque fois plus forte que la douleur qui comprime mes poumons.
Je suis juste de passage, un passage sans empreintes.
Je ne laisserai rien derrière moi, rien ni personne.
La vie est tellement vaine que je me demande pourquoi elle nous est imposée par nos parents. J'aurais préféré être avortée.
Si ce mal de vivre je l'ai au fond de moi depuis le départ, c'est que le corps de ma mère aurait mieux fait de me rejeter spontanément.
Je n'ai pas demandé à vivre, je n'ai pas demandé à payer jour après jour le solde d'une dette jamais remboursée, la somme de mes erreurs, la somme de ma naïveté, de ma stupidité. Si j'avais su que la vie n'aurait au final pas plus à me donner que quand j'ai essayé de mourir, je regrette amèrement de ne pas avoir été assez forte pour mener à bien une de mes nombreuses tentatives d'élimination. De jour en jour il est pour moi plus difficile de vivre que de mourir. Je hais ma vie, je hais ma famille et mes amis, je hais mes collègues et les mendiants et les passants et les heureux et les dépressifs. Je hais les petites gens qui accèdent à la vie par les petits chemins qui mènent à la petite vie rangée et ordonnée. La vie ça ne peut pas être ce grand chaos dans lequel je me débats sans jamais avoir une seule réponse à ma souffrance.
Tout ce que je tente est inutile, vain, douloureux et malheureux.
Je regrette d'être arrivée à mon âge, je regrette d'être désormais tellement abimée que rien ne pourra panser mes plaies, mes chairs sont à vif et personne ne viendra me recoudre, j'aurais mieux fait de partir quand il me restait encore quelque chose à regretter.
Je n'ai plus goût à rien d'autre qu'au cocktail molotov du vin et des somnifères qui me jettent quelques trop courtes heures au fond d'un gouffre sans rêve, dans un sommeil d'animal, dont je me réveille rouillée et amnésique juste à temps pour me glisser dans des vêtements propres puis retour au cirque, sans savoir au juste à quel stade de la semaine on en est.
Arrivée à mon stade, le suicide n'est même plus un choix délibéré, juste l'obligation biologique d'un corps qui n'a plus la force de continuer.
Il ne me reste que 300 euros pour terminer le mois.
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lundi 8 mars 2010
Par julieta,
lundi 8 mars 2010 à 20:16 :: Psychothérapie
Je suis sous le masque.
Pour sentir que je suis sous le masque j'ai besoin d'en sentir les aspérités, les creux, les pleins.
Je m'oblige à être dans l'extrême pour ressentir.
J'ai choisi un sport de combat pour me défendre.
J'ai choisi un boulot dans lequel je me challenge sans cesse, je suis devenue ambitieuse.
Je veux être au top, dans tout, je ne m'autorise pas le lâcher prise.
Je me colle une pression énorme pourquoi?
Parce que sans ça, je ne me sens pas en vie.
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Par julieta,
lundi 8 mars 2010 à 17:50 :: Vagabondages
Ne jamais la critiquer injustement sur ce qu’elle est au plus profond d’elle-même, même si c’est sur un trait de caractère particulièrement difficile à supporter.
Ne jamais la critiquer sur ses comportements qui sont manifestement dus à sa maladie.
Lui donner régulièrement des nouvelles, même s’il n’y a rien de neuf à dire.
Lui proposer régulièrement des sorties culturelles et des entrées cul-turelles.
L’encourager quand elle perd le moral à cause d’un entraînement de boxe particulièrement difficile ou parce qu’elle a encore une fois été critiquée dans son boulot.
Lui dire gentiment qu’elle devrait terminer son pastel en cours et qu’on aimerait bien voir ce qu’elle fait à l’encre de chine.
Ne jamais tenter d’interpréter de façon figurative son travail purement abstrait.
Ne jamais lui dire à propos de quelque chose qu’elle fait : je n’aime pas, mais à la place dire : je ne comprends pas.
Ne jamais faire de remarques sur sa façon de tenir son intérieur.
Ne jamais critiquer sa façon de cuisiner.
Ne jamais se plaindre de la présence de poils de chat dans son lit.
Ne jamais critiquer son chat. Mieux : dire c’est un animal magnifique et adorable. Encore mieux : jouer avec lui. Le must du must : le laisser renifler et léchouiller autant qu’il veut et sans rien dire sa nouvelle paire de chaussures à 300 euros.
Ne jamais parler de ses ex. Mieux : faire comme s’il n’y avait eu d’autre femme avant elle.
Ne jamais lui demander avec combien d'hommes ou de femmes elle a couché.
Ne jamais lui dire avec combien de femmes et d’hommes on a déjà couché.
Lui prouver que le cordon ombilical avec sa famille est bel et bien coupé.
La faire toujours passer en numéro 1 dans la liste des priorités.
Ne jamais revenir sur une promesse qui lui a été faite.
Ne jamais faire aucun commentaire sur son poids, si elle veut maigrir, l’encourager ; si elle a grossi et ne fait plus aucun contrôle alimentaire, dire que ces quelques kilos supplémentaires la rendent très appétissante mais qu'elle est tout aussi appétissante quand elle est plus mince.
La complimenter sur son maquillage, ses tenues, ses chaussures, lui rappeler régulièrement qu'elle est extrêmement sexy.
Ne jamais lui interdire de boire un verre de plus.
Ne pas être vexé et ne pas s’inquiéter quand elle dit qu’elle a un trou de mémoire sur les événements d’une soirée particulièrement arrosée.
Si elle a coupé son téléphone, lui laisser un message en lui disant que si elle ne va pas bien on est là pour en parler et aussi qu’on l’aime.
Ne jamais parler de maternité, de naissance ou de vie de famille devant elle, à part si ce n'est pour les lui proposer.
Ne jamais évoquer le futur sans y caser la promesse de l'épouser et de lui faire quatre beaux enfants et si cette proposition est mensongère, la laisser retourner à son état de vieille fille mariée à son chat.
Au moment de la séparation, lui dire que c'est une fille bien mais que les deux caractères sont incompatibles.
Ne pas profiter de la procédure de séparation pour lui en balancer plein la gueule et pour lui dire qu'au fond on cherchait une femme au foyer pour faire le ménage, la bouffe et s'occuper des mômes d'un autre lit, que sortir plusieurs soirs par semaine, ce n'est pas notre façon de vivre, qu'on est plutôt du genre casanier.
Ne pas lui annoncer trois mois après le début de la relation que dans six mois on part pour trois ans vivre au fin fond de la cambrousse, c'est-à-dire en province.
Ne pas lui annoncer trois mois après le début de la relation qu'en fait on ne veut pas vivre en couple ou qu'on veut essayer l'échangisme.
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jeudi 4 mars 2010
Par julieta,
jeudi 4 mars 2010 à 09:33 :: Quotidien
Hier j'ai connu le pire entraînement de boxe de ma courte vie sportive.
Rien qu'à l'échauffement j'ai découvert une méchante fatigue complète du corps qui refusait de suivre.
Au sac de frappe j'ai commencé à ressentir un dégoût pour ce sport quand j'ai vu que mes bras et que mes jambes n'avaient plus aucune force et ne demandaient qu'à arrêter.
J'ai fini comme j'ai pu, j'ai fait beaucoup d'assauts, je me suis pris pas mal de coups, j'en ai aussi donné quelques uns.
Une séance pourrie, dûe à la fatigue et à un moral en vrac, ça arrive à tout le monde.
Mais Yves, au lieu de m'encourager, n'a fait que me critiquer : c'est pas un sport de filles, ton club a un niveau de merde, tu ferais mieux de boxer avec des ados, ils seront de ton poids, t'es pas taillée pour ce sport, si tu prends des coups c'est que tu boxes mal, bref, lui il fait tout mieux que tout le monde, à part ça lui s'il a fait de la boxe thaï dans sa jeunesse, il n'a plus aucune condition physique, à forcer de picoler et de fumer, il lui reste surtout une grande gueule de ses heures de gloire juste pour critiquer, jamais pour soutenir ou complimenter. Bref, c'est un gros con. Je suis abonnée aux gros cons.
Ce soir je me couche tôt et demain soir je retourne à l'entraînement.
Mon médaillé olympique m'a dit bonjour mais quand je suis ressortie des vestiaires, tout le monde s'était eclipsé. Je m'en doutais.
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mercredi 3 mars 2010
Par julieta,
mercredi 3 mars 2010 à 15:44 :: Quotidien
Ca serait cool que je puisse le voir et lui parler ce soir.
Ca serait cool qu'il me demande mon numéro de téléphone et qu'il me propose une sortie.
Mais je sais bien que rien que le fait de l'espérer fait que ça n'arrivera pas.
Si j'avais eu un ange gardien dans ma vie, ça se serait vu clairement.
Hier soir pendant que je pleurais je me revoyais petite vivant chez mes parents d'abord à 19 ans, puis à 15, puis à 12 puis à 10 et je me suis dit que j'avais commencé à être malheureuse à partir de 10/12 ans. Je me suis demandé ce qui avait bien pu arriver de mal à ce moment là, je me suis dit que si tout pouvait être refait peut-être que je vivrais une toute autre vie aujourd'hui.
J'ai toujours rêvé d'être la Lolita de Nabokov, je crois qu'à partir de 12 ans c'est ce que j'ai commencé à attendre de la vie : un père, un amant et un ami rassemblés en une seule personne. A 16 ans ce rêve n'était déjà plus possible, à 19 ans j'ai cru le vivre avec un homme de 44 ans mais au lieu de me construire, ma première histoire d'amour m'a juste cassée et ma vie sentimentale a toujours ressemblé à ça depuis : des hommes que j'aime et qui ne me le rendent pas, des gens qui m'aiment et à qui je ne rends rien.
Ma vie était déjà foutue il y a 26 ans. Elle l'est réellement devenue il y a 19 ans.
C'est un constat factuel et l'histoire d'un drame perpétuel. Une vie passée à attendre ce qui me sera constamment refusé.
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Par julieta,
mercredi 3 mars 2010 à 09:34 :: Quotidien
La méthode nordique c'est sauna suivi de roulades dans la neige.
Je suis abonnée à ça avec Yves.
C'est douche bienfaisante un jour puis c'est bain forcé dans une rivière glacée après un grand coup de pied dans le cul le jour suivant.
Alors j'envoie ballader.
Je coupe le téléphone, je pleure un peu avant de m'endormir, je prie pour pas me réveiller le lendemain.
Le lendemain le réveil sonne, comme tous les jours de la semaine, et c'est reparti pour un tour.
Je l'ai appris durement au fil des ans : il ne faut jamais rien attendre de personne.
Attendre c'est projeter ses propres rêves sur un objet choisi comme support.
La vie ce n'est pas ça, la vie c'est avancer tout seul et embarquer pour un morceau de route un auto-stoppeur quelconque.
Je n'ai aucune nouvelle de C., pas un mail, pas un coup de fil, pas un mot de reproche. Il y a une part de moi qui se demande comment elle va, il y a une part de moi qui s'en fout. A chacun sa merde. J'ai effacé son numéro de téléphone et celui de son amie la plus proche.
J'ai suffisamment de choses à encaisser dans ma propre vie pour aller me préoccuper de celles des autres.
La nana qui s'est explosé le talon d'Achille à la boxe vendredi ne répond pas à mes appels, je vais arrêter d'être gentille, c'est un mode de fonctionnement que les gens considèrent comme anormal alors je n'insiste pas.
Je ne souris pas aujourd'hui, je ne vois pas ce qu'il peut y avoir de réjouissant dans ma vie à l'heure où je publie ce billet.
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mardi 2 mars 2010
Par julieta,
mardi 2 mars 2010 à 13:57 :: Reconstruction d'une vie
Lui : Je te kiffe, oh oui je t'aime.
Lui : J'arrive de moins en moins à me passer de toi.
Moi : De moi ou de mon corps?
Lui : Des deux.
Lui : Tu es libre jeudi?
Moi : Oui.
Lui : Je peux venir?
Moi : Oui. Tu es libre samedi?
Lui : Oui.
Moi : Tu veux venir?
Lui : Oui. On a du temps à rattraper
(8 jours sans se voir à cause de son blocage de dos et là hop, trois fois dans la semaine.)
Ca peut pas être vrai, je suis sûre que le planning va encore changer.
Il a raconté à sa mère que je faisais des linguine à la vongole de la mort qui tue.
Moi : Tu as parlé de moi à ta mère?
Lui : Oui.
Moi : Elle veut pas me rencontrer?
Lui : Non, mes parents veulent pas rencontrer mes copines. Pour mon petit frère c'est différent, il baise jusqu'à trois heures du mat avec sa copine derrière une cloison de dix centimètres derrière laquelle y'a la chambre de mes vieux. Il fornique, ne les laisse pas dormir, mais ils disent rien. Pour moi, ça s'est jamais passé comme ça, j'ai jamais eu le droit de ramener quelqu'un à la maison.
Moi : Elle peut crever ta mère, je lui donnerai jamais ma recette des vongole.
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lundi 1 mars 2010
Par julieta,
lundi 1 mars 2010 à 19:14 :: Quotidien
Un ex-petit ami qui fait des déclarations elliptiques au moment où les portes du métro se referment sur lui.
Un futur ex-petit ami qui passe sa vie entre chez ses parents, chez ses potes mais qui se souvient jamais que j'existe.
Des amis qui ne se souviennent de moi qu'au mois de février des années bissextiles.
Des personnes qu'on essaie d'aider mais qui n'ont besoin de rien d'autre que de paix.
Un ballotin de chocolats qui m'a coûté la peau des fesses et qui se promène entre le magasin (qui était encore fermé mais que la vendeuse a bien voulu ouvrir une demi heure à l'avance pour que j'aie quelque chose à offrir) et mon cours de modelage puis du cours de modelage jusqu'à la maison parce que la rencontre est différée puis de la maison jusqu'au boulot parce que la rencontre c'est pour le soir et ensuite que je m'apprêtais à ramener à la maison parce que la rencontre était annulée pour ce soir et là j'ai dit stop ballotin. Tu vas fondre dans mon caisson le temps que la personne à qui ils sont destinés daigne me voir. Je crois que je vais finir par les déposer sur le tapis de leur destinataire, repartir et envoyer un texto pour prévenir quelqu'un qu'il faudrait ouvrir la porte et les accepter en cadeau avant qu'ils ne soient périmés. Non je ne pourrai même pas parce que je vais faire grève du téléphone.
J'essaie de me montrer présente pour mes amis mais ils n'ont pas besoin de mon aide.
Téléphone coupé cette semaine, je me tape royalement de tout le monde.
Je me sens seule, j'essaie d'être là pour les autres mais personne n'est là pour moi.
J'en ai marre d'être gentille, ça ne sert à rien.
Tiens, un texto : "Mon dos va mieux et tu me manques. On peut passer la soirée ensemble demain si tu veux bien je serai tout à toi. Bisous"
C'était pas si compliqué au final.
Encore mieux : deux minutes après, le téléphone sonne.
- Tu fais la gueule?
- Pourquoi tu dis ça? Je t'ai rien dit.
- T'as eu mon texto?
- Oui
- Tu veux qu'on se voie ce soir?
- Ben tu devais pas voir un pote ce soir?
- Si mais si tu veux je peux passer ce soir
- C'est comme tu veux
- Ben le rendez-vous avec mon pote était prévu depuis deux mois
- Vas-y alors, ça me dérange pas
- Je viens de l'appeler, je lui ai dit que ma copine m'avait appelé et qu'elle voulait me voir. Je peux décaler et le voir demain.
- Fais comme tu veux, si t'avais prévu de le voir, vois le
- Ca fait dix jours qu'on s'est pas vus
- Je sais bien
- Mon pote vu que ça fait deux mois que je l'ai pas vu, ça peut attendre. Tu veux que je passe ce soir et que je décale mon pote à demain?
- Comme tu veux.
- Non, comme ça t'arrange.
- Ben je voudrais te voir
- Ok alors je passe dans une heure maximum
Que personne ne vienne me dire que l'homme et la femme sont programmés pour être en mesure de communiquer et de se comprendre.
Demain mon téléphone sera allumé et j'irai apporter les chocolats à leur destinataire et si le destinataire n'est pas là, je les laisserai sur le paillasson. Non seulement je suis au régime mais encore je n'aime que le chocolat au lait Lindt ou Côte d'or, et de toutes façons ça me ferait mal au ventre de m'offrir des chocolats à ce prix-là alors que je fais tout mon possible pour dépenser moins d'argent.
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Par julieta,
lundi 1 mars 2010 à 13:57 :: Reconstruction d'une vie
Chaque fois c'est repousser un peu plus loin sa résistance à la douleur, quand les bras ne peuvent plus cogner mais ils doivent continuer à frapper le sac de frappe.
Quand les jambes ne peuvent plus se plier mais elles continuent à faire des flexions.
Quand la gorge ne peut plus respirer mais que l'assaut n'est pas terminé.
Quand les abdominaux font mal mais il faut continuer à les muscler.
Tout seul ce ne serait pas possible d'en endurer autant en une heure et demi.
Tout seul rien qu'après l'échauffement on retournerait au vestiaire, le corps déjà tout tremblant.
Mais si le voisin qui est moins souple que nous tient le coup, si la voisine qui est en surpoids tient le coup, il n'y a pas d'autre solution que de serrer les dents, fermer les yeux et tenir, tenir, redevenir maître de son souffle, dire au cerveau de se mettre en veille, dire au corps d'encaisser et poursuivre et enchaîner sur tout ce qui sera demandé après.
Mon travail porte ses fruits. Je tiens deux entraînements par semaine sans aucune courbature le lendemain, et je me dis qu'avec les beaux jours je vais essayer de courir une fois de temps en temps en rentrant du boulot.
J'ai décidé d'arrêter de me nourrir n'importe comment, j'ai acheté des pommes pour mes coups de fringale au boulot, j'ai acheté des légumes pour manger léger le soir et j'ai acheté de quoi prendre un vrai petit déjeuner tous les matins.
J'ai calculé qu'en cafés pris au distributeur je dépensais 288 euros par an, pour un café dégueulasse en plus. On ajoute 100 euros et ça me paie un an de boxe. J'ai acheté du café soluble, du sucre, du lait en capsules, des cuillères en plastique, total 12,07 euros, je vais voir combien de temps je tiens avec ça. Peu à peu je crois que c'est comme cela que l'on reprend une vie en main, en se forçant malgré la fatigue à faire les activités qui nous coûtent un oeil de la tête : la boxe, la sculpture, faire gaffe à ce qu'on met dans son assiette, se coucher quand on sent que le corps n'en peut plus et surtout ne rien attendre des autres mais juste vivre sa vie de célibataire avec un bon boulot, un bon physique et quelques personnes bienveillantes.
J'ai bien remonté la pente depuis septembre. Je crois que je peux dire que je suis une nouvelle femme, et que si j'en suis là, ce n'est que grâce à ma force intérieure. Beaucoup d'autres seraient totalement partis à la dérive, moi j'ai craqué, j'ai coulé et je me suis relevée. Je n'oublierai jamais le mal qui m'a été fait mais la cicatrice que j'ai ne m'empêche plus de me mettre à nu et de voir que ce nu est loin d'être répugnant.
Le combat ne m'a ni aigrie ni rendue méchante. Au contraire, maintenant ma gentillesse et ma tendresse peuvent s'exprimer parce que personne n'est là à me dénigrer constamment. Benoît s'est comporté comme un salaud avec moi pendant un an et demi, mais aujourd'hui il n'a plus aucune prise sur moi. Le jour du procès, il comprendra ô combien il s'est trompé en redemandant un second procès, parce que les choses sont devenues tellement claires dans ma tête et tellement sincères que mes déclarations devant le procureur et le juge vont peser lourd sur la charge contre mon bourreau. Mais j'arrive à ne plus y penser tout le temps.
Je reconstruis ma vie sur ce que j'ai dans mes propres mains, je n'attends rien de la main des autres, espérer quelque chose de la vie n'est qu'une illusion. C'est à chacun d'entre nous d'aller cueillir ce qui est disponible quitte à grimper sur un tronc d'arbre pour décrocher les cerises juteuses et sucrées, personne n'a jamais dit que la vie était facile.
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samedi 27 février 2010
Par julieta,
samedi 27 février 2010 à 15:32 :: Reconstruction d'une vie
Figurez-vous que mercredi soir j'ai dîné à la gauche de Christophe Guénot, médaille de bronze aux JO de Pékin en lutte gréco-romaine catégorie 74 kilos.
Si vous arrivez à le trouver en photo sur google, sachez qu'en vrai il est encore plus beau.
Il m'a montré son ventre : des vraies tablettes de chocolat, j'ai certainement bavé mais on a pu croire que c'était pour mon plat de pâtes. Je n'ai pas eu l'honneur de toucher à cette peau lisse et dure, mais qui sait, peut-être un jour, en rêve...
Il s'entraîne dans mon club tous les mercredis soir, du coup, je pense que je ne vais rater aucun entraînement ce jour-là.
J'étais peut-être encore en nage mercredi dernier en sortant de mon cours de boxe mais quand j'ai retiré mon manteau sous lequel j'étais en mini-jupe, ils n'ont pas vraiment attaché d'importance au fait que mon rimmel avait coulé à cause de la sueur et ils m'ont tous bien passée au scanner.
Peut-être que je n'aurai plus d'invitation pour ce genre de dîner mais ça fait toujours du bien au moral de rencontrer des sportifs de haut niveau qui sont gentils comme des nounours avec des muscles tout partout et avec zéro poil.
Ca me motive pour perdre mon petit bidon.
Vendredi soir, comme mes muscles étaient encore bien chauds et que je n'étais pas encore tout à fait cassée, j'ai demandé au prof de lutte, un bel homme aux cheveux poivre et sel et à la peau toute bronzée, s'il voulait bien me faire une petite initiation. J'ai illico retiré mes baskets et mes chaussettes et sans crier gare j'étais sur le tatami, et là, en tout bien tout honneur je l'ai plaqué au sol en lui tenant la nuque et en appuyant ma tête contre la sienne. J'avoue que pendant une fraction de seconde j'ai eu des pensées lubriques et que j'aurais bien aimé refaire la même prise mais sans aucun vêtement.
J'approche de la quarantaine mais j'ai encore quelques beaux restes, et quand je me sens bien, j'attire les hommes comme des mouches affamées.
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Par julieta,
samedi 27 février 2010 à 14:23 :: Réglement de comptes
C., Ce mail est aussi difficile à écrire qu'il sera pour toi dur à lire. Je ne sais pas si tu t'en souviens, il y a eu un jour pendant mon arrêt maladie de l'année dernière, tu étais toi aussi très malade et ce jour là tu as été très et trop franche avec moi par rapport à ce que tu pensais de Benoît. Si tu avais été une amie sincère tu aurais dû me dire tout de suite ce que tu pensais, ou dans le cas contraire, te taire, pour toujours. Je n'ai pas du tout apprécié ton comportement, tout comme tes jugements concernant les enfants de Benoît et l'horreur pour eux de devoir supporter une autre personne que leur mère, en l'occurrence, cette personne c'était moi. En cela tu n'as fait que transposer ton propre malaise par rapport à la compagne de ton père, mais chaque histoire est différente, et ce n'est pas parce que tu es la fille de parents divorcés que ton opinion est valable pour le reste de l'univers. Depuis le temps que je te connais, je t'ai écoutée et je t'ai vue faire et peu à peu j'ai compris à quel point tu étais dans l'erreur et dans l'aveuglement. J'ai souvent parlé de toi avec Ys et avec mon psychiatre et ce que je vais te dire, ce n'est pas quelque chose d'inventé pour te faire mal, non c'est quelque chose de mûrement réfléchi et discuté avec d'autres personnes. C., tu n'as pas réglé ton problème d'Oedipe. Tant que tu ne l'auras pas réglé tu n'avanceras pas dans la vie. Avec ton père tu te comportes comme si tu étais sa maîtresse. Le soir de ma pendaison de crémaillère, tu étais assise sur les genoux de ton père, je n'ai pas compris comment E. a toléré cela, moi j'ai été choquée. A 29 ans, une fille ne s'assoit plus sur les genoux de son père comme si elle en avait dix. Tu étais là avec ton futur mari et son concurrent, ton propre père. J'ai alors compris, ce qui n'excuse sans doute pas tout ce qu'elle fait peut-être de mal, à quel point cela doit être difficile pour la compagne de ton père de trouver une place dans sa vie alors qu'il vit encore dans l'amour de ta mère et dans un amour malsain, anormal, avec toi. L'un et l'autre, vous vous comportez comme amant et maîtresse. Tu gères sa vie sentimentale, tu chasses sa compagne de sa vie comme s'il n'était pas suffisamment grand pour prendre ses décisions tout seul, tu décides de te marier et lui, dépité, déçu, mal dans sa peau, il décide d'en épouser une autre que toi. Autre exemple : juste après ton anniversaire tu m'envoies un texto qui dit : quand il est là mon papa va mieux, ce qui, reformulé autrement signifie : je suis la seule à pouvoir lui donner l'amour dont il a besoin. Je comprends que ce que je dis puisse te choquer mais ce n'est ni plus ni moins que ce que tu donnes à voir. Le peu de fois où je t'ai vue cette dernière année je t'ai rarement vue heureuse et apaisée, tu as toujours quelque chose qui te tracasse : le boulot, ton père, ton petit frère, ta soeur et E. dans tout ça, il a quelle place? Celle de récolter chaque soir en rentrant du boulot ton dépit, ta fatigue, ta colère, ton amertume? Tu vas te marier dans quelques mois et je t'ai rarement vue aussi mal. Avec E. vous donnez l'impression de cohabiter, je ne suis encore une fois pas dans votre vie privée mais quand tu m'appelles en catastrophe un samedi soir pour me convoquer chez toi parce que tu as peur de t'ennuyer seule avec E. et son pote, je trouve cela assez désagréable de se sentir nécessaire uniquement pour faire bouche-trou. Pendant de longs mois j'ai été au fin fond de la dépression, je me suis recroquevillée sur moi, mon téléphone ne sonnait jamais, personne ne prenait jamais de mes nouvelles, personne ne me proposait rien et je ne t'ai quasiment pas vue alors que tu habites à à peine un quart d'heure de chez moi. Que dois-je penser d'une amitié qui ne se manifeste jamais que par intérêt? Pour ce qui est d'E., tout comme tu ne t'es pas gênée de démolir Benoît alors que moi j'avais juste besoin qu'on me soutienne, il est peut-être temps que je te dise ce que je pense de ton futur mari. De ce qu'il donne à voir, de ce que tu m'as également dit, il est radin, imbu de lui-même, carriériste (ce qui n'est pas forcément un défaut), il n'a aucun charisme, aucune présence et sa discussion est ennuyeuse. C'est quelqu'un que je n'apprécie pas du tout et si je ne t'ai rien dit jusqu'à présent c'était parce que je te voyais heureuse avec lui, mais ce que je vois maintenant c'est que tu n'es pas heureuse du tout alors qu'avant tu étais gaie, amusante et tellement vivante. Mais depuis que tu passes ton temps à geindre et à te plaindre de ta chef et à te mêler de choses qui ne te regardent pas, de ton père, de ta belle-mère, de ta fatigue, je me dis : elle est passée où la C. que je connaissais avant? Et je me pose la question de savoir si la vie que tu essaies de mener est celle dans laquelle tu vas pouvoir t'épanouir. Il y a d'autres questions que j'aurais voulu pouvoir te poser mais je pense que tu ne supporterais pas de les entendre. Tu peux me détester si cela te permet de mieux oublier ce qui est dans ce mail, sache que si je l'écris ce n'est pas de gaité de coeur mais je pense qu'en tant qu'amie ou ex-amie, je ne sais pas, je ne peux pas regarder ce que je vois, penser ce que je pense, et ne pas te mettre en garde de ce que je ne suis peut-être pas la seule à penser, mais sans doute la seule à te dire. Je n'irai pas à ton mariage, pour plusieurs raisons, je n'ai tout d'abord pas l'accord de mon chef pour prendre des congés à cette période, je n'ai ensuite pas les moyens en ce moment de dépenser de l'argent que je n'ai pas et je ne me sens pas suffisamment proche de toi pour être invitée à ton mariage ne sachant même pas si cela est bien pour toi ou pas. Voilà, si tu as envie de me parler je suis là, si tu as envie de m'engueuler tu as le droit aussi mais pas au téléphone sans ça je te raccrocherai bien vite au nez. J'ai de mon côté une vraie amie qui a de vrais gros problèmes, j'ai moi même un moral en dents de scie à cause des choses pas bien qui arrivent dans ma vie mais je ne fais chier personne avec ça. Je te souhaite de bien te porter. J.
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